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BIENVENUE

"Le monde est fait pour aboutir à un beau livre"
Stéphane MALLARME

Je vous invite à découvrir et à partager  sur ce site mes  derniers "coups de coeur"
Bonne lecture à tous...

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Je compense le carbone de mon blog avec les Petits gestes écolos de bonial.fr<  

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Envie de cuisiner?....

16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 05:00

de Françoise Sagan

Livre de poche

 

Tiens, un petit classique pour changer...Classique certes, mais un sujet très dans l'air du temps...

Paule, 39 ans, ayant divorcée très jeune et eu quelques aventures avec des hommes, entretient une relation plus ou moins stable avec Roger.( qui lui même court plusieurs lapins à la fois.).

39 ans, l'âge où l'on commence à se demander si l'on est un jeune vieux ou un vieux jeune? C'est un peu, un entre deux, indéfinissable pour les uns ou crise de la quarantaine pour d'autres.

Alors, quand Paule rencontre Simon, 25 ans plein de fougue et d'entrain, complètement épris de cette femme mature, elle perd pied, s'interroge pour finalement se laisser séduire et devenir ce que aujourd'hui on nomme une cougar. Sujet très avant-gardiste pour l'époque, comment entretenir une telle relation aux yeux de la société de la fin des années 50. Déjà une femme qui vit seule, tient à sa liberté et qui assume sa sexualité cela est dérangeant, mais aller jusqu'à entretenir une relation avec un jeunot, quel culot !

Sujet toujours d'actualité, en revanche certaines références de l'époque sont complètements obsolètes maintenant: "le lendemain matin le pneumatique de Roger l'attendait au bureau." et cela prête à sourire, lorsque l'on voit l'évolution de la téléphonie.

 

Note:3

Aimez-vous Brahms?
14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 07:35

de Cécile COULON

Points seuil, juin 2016

 

Cécile Coulon ou comment faire l'éloge d'un anti-héros, mettre en avant celui qui a raté sa carrière sportive et les conséquences de cette défaite.

Ce roman se construit autour de quelques personnages phares qui tour à tour vous nous raconter l'histoire d'Anthime: D'abord Anthime le personnage principal, Helena sa sœur et alter-ego, Joanna sa voisine puis épouse, Béatrice l'amie aimée secrètement, et enfin Brice le coach. Chacun va dérouler, de son point de vue, le fil de l'histoire et nous révéler une facette de ce personnage étrange que rien ne destinait à commettre cet acte. Quel acte? On nous l'annonce dès le début du roman ( sans nommer l'acte proprement dit) et il nous faudra attendre la fin du roman pour comprendre ce qu'il s'est vraiment passé et pourquoi cela s'est déroulé ainsi. Anthime n'a que 15 ans lorsqu'il emménage avec sa famille dans une petite bourgade, rien ne devait le distinguer des autres et pourtant lors d'un cross départemental, c'est lui qui gagne haut la main! Cela est tellement facile pour lui, pourtant courir ce n'est pas son dada, en revanche gagner, être sur la plus belle marche du podium, tenir une coupe et la soulever, ça oui, c'est ce qui le motive. C'est là qu'intervient Brice, celui qui a raté sa carrière et qui voit en lui un poulain qui réalisera tous ses rêves ....La machine est lancée, les entraînements intensifs s'enchainent, les courses aussi...Puis la course de trop... la chute et la défaite, comment relever la tête après cela?; entre blessures physiques et morales, on suit la lente agonie d'Anthime....

Bienvenue dans le monde du sport, non pas celui de la victoire, du clinquant et des strass, non celui de la défaite, de la lente descente en enfers.

Voici une lecture surprenante et intrigante, Cécile Coulon m'a laissé la même impression à chaque passage télé ...

Note:4

Le coeur du pélican
10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 13:15
Cherchez la femme

de Alice FERNEY

Babel, octobre 2014

 

Ce livre aurait tout aussi bien pu s'intituler "autopsie d'un mariage". Alice Ferney nous décrit avec beaucoup de justesse la naissance du couple "Nina-Vladimir" dans les années 60, qui aboutira au couple du fils adulé "Serge-Marianne" dans les années 80. Elle nous livre une analyse très pertinente des sentiments des uns et des autres, les espoirs et les rêves des uns, la frustration et les angoisses pour d'autres. Elle dissèque avec minutie comment un couple se forme, s'aime passionnément, procrée, s'installe dans un confort et une routine plus ou moins élaborée, puis s'étiole petit à petit avec l'âge. Les ambitions manquées laissent place à la  rancœur, le dégoût s'immisce, la dépression, l'alcool pointe son nez. Et l'histoire se répète avec le fils chéri; qui pourtant a tout fait pour ne pas reproduire le schéma familial, faire des études, s'éloigner du domicile familiale, réussite sociale, conquêtes féminines...Elle explore également très finement les liens intergénérationnels, le rôle de la mère et/ ou belle-mère au sein du couple. Libre à chacun de s'y retrouver un peu, beaucoup ou pas du tout...

J'adooorre cet auteur!! A découvrir...

 

Note:4

21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 06:53
Spirales

de Tatiana De ROSNAY

Livre de poche, mars 2013

 

Ah sainte Hélène! Hélène Harbelin, la cinquantaine, femme sage, épouse modèle et fidèle, dévouée à son mari, ses enfants, petits-enfants, toujours prête à donner de son temps pour aider à la crèche ou la bibliothèque du quartier, toujours là pour les autres; ...ah Sainte Hélène, celle que tout le monde admire, à qui l'on ne peut faire aucun reproche, une femme quasi parfaite...et bien Hélène a cédé à une pulsion brève et bestiale. Elle se rendait chez une amie malade, au détour d'une rue elle rencontre cet homme, il l'invite à rentrer chez elle, ce qu'elle fait, inconscience? besoin de sortir des sentiers battus, dans sa petite vie parfaite? Ils se jettent l'un sur l'autre, font l'amour passionnément et alors qu'Hélène ne réalise pas encore ce qu'elle a osé faire, l'homme sans nom trépasse. Une crise cardiaque vient de l'emporter...pour Hélène le cauchemar ne fait que commencer et la spirale des ennuis et de la culpabilité est lancée. Vite, il faut fuir...mais dans ce moment de panique ,elle en oublie son sac à main...

Ce n'est certes pas le meilleur roman de Tatiana De Rosnay, mais cela se lit très rapidement.

Note:3

16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 22:30
Le dernier des nôtres

De Adélaïde de Clermont-Tonnerre

Grasset, août 2016

 

2 époques, 2 histoires et un seul personnage central: Werner Zilch, le dernier des nôtres.

1945, Dresde sous les bombardements une femme donne naissance à son fils, avant de mourir elle exige qu'on le nomme Werner Zilch et insiste pour que surtout on ne lui change pas de nom car c'est "le dernier des nôtres".

1970, New York, Werner Zilch est un jeune entrepreneur à qui tout réussi; il a été adopté et ne connaît rien de ses origines allemandes. C'est d'ailleurs le cadet de ses soucis, il n'a d'intérêts que pour l'argent, ses amis, les soirées et surtout  les jolies filles...Jusqu'à ce qu'il rencontre Rebecca...

" La première chose que je vis d'elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu'enserrait la bride d'une sandale bleue. Je n'avais jamais été fétichiste avant ce jour de mai et si j'avais dû me concentrer sur une partie de l'anatomie féminine, j'aurais spontanément choisi les fesses, l'entrejambe, la gorge ou peut-être le visage, certainement pas les pieds."

Voilà le ton est donné, c'est ainsi que démarre ce roman...et oui, il y a de l'érotisme dans l'air, mais je vous rassure rien de trop sulfureux, juste ce qu'il faut pour se dire qu'on a trouvé le roman de l'été où l'on n'aura pas besoin de trop faire appel à ses neurones....Mais dès le second chapitre le ton devient plus sombre et tragique, puisque nous assistons impuissants à la naissance de Werner en 1945, impuissants car sa mère agonise en lui donnant la vie et qu'explosent des bombes à tout va au dessus de leurs têtes...

On oscille entre ses deux périodes charnières, de même qu'on oscille entre le personnage de Werner et Rebecca, ils se trouvent, s'aiment passionnément, se perdent, amour inconditionnel mais également impossible; il semblerait que le passé de Werner soit la clé du problème.

 

Note:4

10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 09:12
Le voyant

de Jérôme GARCIN

Folio, mars 2016

 

"Rien, pas l'once d'une plainte, pas l'ombre  d'un regret, pas trace d'une quelconque amertume, pas la moindre colère, pas non plus de protestation, et jamais e jalousie. Aucun sentiment bas, nulle révolte vaine. Au contraire, une paix avec soi même, une harmonie avec le monde, un équanimité souterraine, un optimisme ravageur, une vaillance hors norme, une foi d'airain, et même une manière de gratitude pour le destin qui, en le privant de ses yeux, en lui ayant refusé le spectacle de la beauté à l'âge des premiers émerveillements, développa chez lui ce qu'il nommait le regard intérieur."

 

C'est par ces quelques lignes que démarre l 'autobiograhie écrite par Jérôme Garcin sur Jacques LUSSEYRAN; illustre personnage méconnu du public français. Cet homme était un fervent défenseur de son pays, résistant de la première heure ( malgré sa cécité), arrêté par la Gestapo en 1943 et déporté à Buchenwald. C'était un homme lettré philosophe et l'auteur entre autres de "Et la lumière fut".

Après avoir découvert ce personnage au travers du récit de Garcin, j'ai très envie de le lire...Cet homme a eu une vie riche en rencontres amicales/ amoureuses, riche en épreuves, riche en connaissances, il a également œuvrer pour que d'autres comme lui puissent exercer dans l'enseignement.

 

Note:4

 

 

7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 20:45
Les FourmisLes Fourmis

de Bernard WERBER

Livre de poche

 

Bon, j'imagine, que vous êtes tous très nombreux à avoir lu  "LA" trilogie de Werber ?! Et, oui, moi je ne l'avais pas encore lu, et après des années, où ma moitié s'échinait péniblement à vouloir me faire découvrir cette aventure qui l'avait passionnée; je me suis enfin décidée à mettre mon nez dedans. Mais, pas de précipitation, je n'ai lu que le tome 1 et 2 pour l'instant, le troisième volet est en attente....Moi qui pensais que j'allais les engloutir d'une traite les uns après les autres, ben...ça ne se passe pas tout à fait comme ça....Allez , un petit résumé...

 

Edouard Wells, grand entomologue, lègue à son décès son appartement parisien à son neveu Jonathan Wells, ce dernier s'y installe ave sa femme et son fils. Seul petit bémol concernant cet héritage, IL NE FAUT PAS DESCENDRE A LA CAVE!! Evidemment, Jonathan va braver l'interdit et plonger dans la noirceur de cette cave, pour ne plus remonter à la surface...D'autres suivront ce parcours du combattant: femme, enfant, scientifiques, pompiers et policiers mais aucun ne remontera à la surface!!!

 

En parallèle à cette intrigue policière, nous évoluons dans une cité de fourmis, découvrons le rôle de chacune: reine, guerrière; apprenons une quantité d'info sur ces insectes doués d'une intelligence remarquable.

 

Dans le second volet nous retrouvons nos 18 disparus menant une vie souterraine, proche du monde "fourmis" avec lesquelles ils ont réussi à entrer en contact. Dans le monde terrestre, réapparaît la fille légitime de Wells qui enquête avec l'inspecteur Méliès sur une série de meurtres étranges.

 

J'ai bien aimé le côté polar/ intrigue suite aux disparitions , les différentes réflexions sur la nature humaine, l 'évolution de l'homme, l'importance de l'écologie, etc...en revanche les descriptions des déplacements / luttes et combats des fourmis m'ont terriblement ennuyé...

 

Il me faudra la persévérance et l'opiniâtreté  des fourmis pour attaquer le troisième et dernier volet...

 

Note:3

 

 

21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 08:24
S'abandonner à vivre

de Sylvain Tesson

Folio, main 2015

 

J'ai découvert cet auteur il y a très peu de temps, j'aime beaucoup son style très littéraire ainsi que ses nombreuses références liées à ses nombreux voyages.

Ici , il s'essaye à la nouvelle, cela lui réussit plutôt bien, même si toutes ne sont pas du même niveau...Il y en a de très drôles, très dépaysantes , saugrenues et inattendues, mais également des plus descriptives et insipides.

Tesson est un écrivain très érudit et je prends beaucoup de plaisir à lire ses descriptions des steppes lointaines ou autres contrées, autant que celles où il porte son regard amusé et tranchant sur  la vie citadine de certains bobos. 

Une idée de lecture pour cette été ou à lire par "petites gorgées" comme un breuvage revivifiant  lorsque l'on ne se sent pas d'attaque pour un gros pavé.

Note:3

23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 14:25
Chanson douce

de Leïla SLIMANI

Editions Gallimard, mai 2016

 

Après des mois d'attente, j'ai enfin pu lire le Goncourt 2016! Un roman court, concis qui se lit comme un polar dont on connaît l'issue dès les premières pages et dont on rembobine l'histoire.

 

Louise , nounou, s'occupe d'Adam et de sa grande sœur Mila au domicile de leurs parents , un couple bobo, parisien. Myriam, la maman, après la naissance de sa fille a eu du mal a quitté le cocon familial et cet état fusionnel qu'elle s'était créée auprès de son enfant; très vite elle "programme" donc la venue du petit frère afin de pouvoir prolonger cet état de veille. Mais avoir 2 enfants en bas âge n'est pas aussi simple....On fait ce qu'on peut, on ne fait plus ce qu'on voudrait, la fatigue guète, on se laisse aller...puis un jour elle tombe sur un ancien "camarade étudiant" et là, elle se rends compte qu'elle n'est plus cette femme brillante pleine d'ambition, mais une simple femme au foyer qui essaie tant bien que mal de survivre à ses enfants qui vous rongent votre énergie jusqu'à la moelle épinière!! Grosse prise de conscience et action, elle se met en tête de retourner travailler, mais pour cela il faut trouver LA personne qui sera à la hauteur pour gérer les enfants. Après un casting exigeant, le couple engage Louise. Elle est disponible, pragmatique, carrée, aime jouer avec les enfants, cuisine à merveille, ne rechigne pas pour les heures supps, ...que du bonheur, la femme parfaite en somme. Elle est même plus que dévouée puisque en plus d'éduquer les enfants, elle tient la maison d'un main de fer, terminé les jouets qui traînent, la poussière qui se dépose partout, le frigo vide...en plus d'être une super nounou, c'est une femme de ménage, une cuisinière, une couturière, une gouvernante, La femme dont on ne peut plus se passer....jusqu'au drame...

 

Ce livre m'a rappelé un film que j'avais vu il y a (fort) longtemps: "La main sur le berceau"; cela tournait également sur l'emprise que pouvait avoir une femme sur une famille et en particulier ses enfants et qui se termine également par un drame...

 

Je suis surprise qu'un tel roman avec un sujet pareil ait pu obtenir le Goncourt, le côté "faits divers" a du certainement élargir le lectorat classique...

 

Note:4

18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 13:08
Le règne du vivant

 

de Alice FERNEY

Actes sud, août 2014

 

Ceci est un véritable playdoyer pour notre écosystème, j'ai toujours été très préoccupé par la question de l'écologie et j'essaie au quotidien de faire en sorte de respecter notre Terre. Ici Alice Ferney nous rends très vigilante à l'importance des milieux sous marins. Et oui, on nous serine sans arrêt sur la pollution, l'indice carbone, la couche d'ozone, l'importance de "consommer local", de recycler, de composter, etc....mais quid de la mer?  On nous a bien expliqué brièvement qu'il fallait arrêter de manger du poisson, soit, mais encore....

 

Assmussen un journaliste norvégien, est le narrateur de ce roman,il embarque sur l'Arrowhead, son capitaine Magnus Wallace est considéré pour certain comme  un pirate, mais pas au sens classique, lui  lutte pour préserver les richesses de la faune marine, il mène bataille activement contre la pêche illégale, contre la chasse à la baleine, mais aussi des requins dont on coupe l'aileron avant de les rejeter vivants dans la mer. Il est prêt à affronter d'autres navires et à les emboutir afin de les détériorer et ainsi  empêcher ce massacre. Au début de la lecture on est assez sceptique puis, peu à peu, on réalise l'ampleur du désastre et là ce n'est malheureusement plus de la fiction. A un moment donné le narrateur nous décrit une scène de chasse à la baleine, on est loin du temps de Moby Dick, les harpons sont bien plus sophistiqués, meurtriers et les chasseurs sont sans pitié. Glaçant!

 

Alice Ferney s'est inspirée du personnage réel qu'est Paul Watson, co-fondateur de Greenpeace et créateur de Sea Shepherd . Voici ce qu'il dit: "si l'océan meurt, nous mourrons. Parce que les océans fournissent 80 % de l'oxygène que nous respirons, qu'ils régulent le climat, qu'ils fournissent de la nourriture. Or, depuis 1945, 90 % des êtres vivants dans les océans ont disparu. Nous avons perdu 30 % de l'oxygène produit par le phytoplancton. A cause des pollutions — plastiques, hydrocarbures, métaux lourds... —, du réchauffement climatique, de l'acidification due au gaz carbonique, de la destruction des estuaires, de la surpêche, de l'aquaculture... C'est insensé. Mais la plupart des gens ne comprennent pas la gravité des menaces, ni la relation intime qui lie la bonne santé des océans à la leur. Dès lors que la biodiversité des océans diminue, leur capacité à survivre est compromise, et donc la nôtre aussi."

 

Je vous laisse méditer, à bon entendeur, salut...

 

Note:4